Mémoire de l'Indre
Mémoire de l'Indre

Circuit Jeannot Bizeau - lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale dans le nord de l'Indre

Se souvenir pour mieux comprendre


Les lieux de mémoire sont le plus souvent anonymes, pourtant ils font partie intégrante de notre patrimoine historique. Faire œuvre de mémoire passe aussi par la connaissance de ces sites où la petite histoire locale s'est écrite, ajoutant quelques pages à notre histoire nationale. Ce circuit a été inauguré en 2012, mais c'est en octobre 2015 qu'il a été baptisé circuit Jeannot Bizeau pour rendre hommage au résistant que fut Jeannot et le remercier pour l'aide qu'il a apportée à la mise en place de ce circuit.

Le circuit des lieux de mémoire

 

Ce circuit recense des lieux de mémoire du nord de l'Indre, il ne se veut pas exhaustif, mais donne un éventail le plus large possible des différentes actions qui ont eu lieu durant cette période sombre, de juin 1940 à août 1944.
Vingt panneaux métalliques sont implantés sur le canton de Valençay (ancien canton de Saint-Christophe-en-Bazelle) et d'un canton limitrophe. Une cabane de maquisards a été construite en pleine forêt de la Vernusse, avec l'accord de l'ONF, à quelques centaines de mètres du campement du maquis actif, où des jeunes réfractaires trouvèrent refuge d'octobre 1943 à février 1944, perpétrant des actions armées dans le voisinage.
Nous avons voulu aussi mettre en avant des actions civiles de Résistance, comme les passages clandestins de la ligne de démarcation, l'accueil des équipages d'avions alliés abattus, l'aide à la survie des maquisards ou des réfractaires, les manifestations où femmes et enfants étaient très nombreux.
Ce circuit a un double but, de mémoire, mais aussi pédagogique, en effet il est important de montrer aux jeunes générations ce que fut cette période.

Prochaine activité

La prochaine manifestation aura lieu le vendredi 27 octobre à 18 heure à la Villa Stivalis de Chabris :

Chanter le crime en Berry

Canards sanglants et complaintes tragiques...

Conférence-concert d’environ 1 h 30, comprenant des interventions parlées ou chantées et une abondante iconographie. J.F. HEINTZEN s’accompagne d’une vielle à roue.

La complainte criminelle est vraiment un genre à part : comment imaginer aujourd’hui que l’on puisse chanter les faits-divers les plus sordides? Dans quels buts ? Au nom de quels vils instincts ? Le Canard sanglant préfigure l’audio-visuel moderne : l’œil et l’oreille sont également mobilisés. Diffusé par les colporteurs, il n’use pas de coûteux moyens d’impression. La complainte utilise un air préexistant, un timbre, connu des auditeurs, indiqué par la mention rituelle : sur l’air de…