Mémoire de l'Indre
Mémoire de l'Indre

Exposition - histoire de l'agriculture

Elle s'est déroulée du 25 mai au 2 juin à la Villa Stivalis de Chabris (Indre), intitulée « Petite histoire de l’agriculture en quatre révolutions ». 

Quatre révolutions qui bouleversent à chaque fois l’agriculture et l’homme, en augmentant la production et les rendements. La structure de l’exposition est basée sur ces différentes révolutions en commençant par celle du néolithique avec la domestication de certaines espèces animales et végétales et la culture sur abattis-brûlis, celle de l’antiquité avec le développement d’outils aratoires légers et la mise en place des jachères, la révolution du moyen-âge avec les rotations triennales, l’utilisation de la charrue qui remplace progressivement l’araire antique, la stabulation des animaux, l’emploi de la fumure… Enfin l’exposition se termine par la révolution de l’époque moderne (jusqu’au XIXe siècle) avec l’abandon de la jachère, la mécanisation et le perfectionnement de l’outillage.

De nombreux objets prêtés par le Musée ferme de Chassignolles, la Maison des traditions d’Eguzon, les trois musées de Prissac seront montrés au public, ainsi que de nombreux panneaux expliquant ces différentes révolutions et les conséquences pour la démographie mondiale. Pour la période préhistorique des objets reconstitués par expérimentation sont aussi présents (bâton à fouir, faucille, araire…).

Période de l'antiquité avec l'araire
Période du Moyen-âge

Ce sont donc quatre îlots qui délimitent la grande salle d’exposition. Tout d’abord la révolution néolithique avec la « découverte » de la domestication des plantes et des animaux, la culture sur abattis-brûlis, une mise en scène avec un coin de débitage du silex pour la confection de faucilles. Quelques outils primitifs ont été réalisés par M. Chottin. Puis on passe à la révolution de l’Antiquité avec l’outil emblématique de cette période : l’araire. Des panneaux clairs et succincts expliquent ce bouleversement avec l’arrivée de nouveaux outils (fléau, houe…), la rotation biennale avec la mise en place de la jachère, la conduite des troupeaux sur les prés et jachères… La période du Moyen-âge, sûrement la plus riche, avec là encore l’utilisation d’outils comme la charrue, la faux, le charriot (grâce à de nouvelles méthodes d’attelage), l’assolement triennal, l’augmentation des rendements ce qui permet de dégager un surplus alimentaire qui entraîne automatiquement le développement de l’artisanat, des arts... La crise du XIVe siècle est clairement expliquée. On termine par la révolution des temps modernes avec l’abandon de la jachère au profit de plantes fourragères, la mécanisation.

Prochaine activité

La prochaine manifestation aura lieu le vendredi 27 octobre à 18 heure à la Villa Stivalis de Chabris :

Chanter le crime en Berry

Canards sanglants et complaintes tragiques...

Conférence-concert d’environ 1 h 30, comprenant des interventions parlées ou chantées et une abondante iconographie. J.F. HEINTZEN s’accompagne d’une vielle à roue.

La complainte criminelle est vraiment un genre à part : comment imaginer aujourd’hui que l’on puisse chanter les faits-divers les plus sordides? Dans quels buts ? Au nom de quels vils instincts ? Le Canard sanglant préfigure l’audio-visuel moderne : l’œil et l’oreille sont également mobilisés. Diffusé par les colporteurs, il n’use pas de coûteux moyens d’impression. La complainte utilise un air préexistant, un timbre, connu des auditeurs, indiqué par la mention rituelle : sur l’air de…