Mémoire de l'Indre
Mémoire de l'Indre

Visite estivale sur les communes de Bagneux et Orville

Nous avons organisé notre visite estivale du patrimoine local sur les communes de Bagneux et Orville. Une cinquantaine de personnes a bravé les fortes chaleurs pour découvrir des lieux et leur histoire parfois conflictuelle.
Première halte aux Mineaux devant la maison Echard, là où le 11 juin 1944 s’est perpétré le massacre qui endeuilla bon nombre de familles. Jean-Luc Stiver a pu reconstituer heure par heure le déroulement de cette tragédie. Au moulin de Venet, M. Favereau le propriétaire, interrogé par Jacques Reeb a pu narrer les différentes procédures judiciaires avec l’administration qu’il a mises en œuvre pour récupérer son droit d’eau. A la Quillerie, maison bourgeoise de 1801-1802, dont l’explication du nom de Mellomeras fut donnée, c’est un conflit entre deux seigneuries limitrophes, de Venet et de la Baudonnière qui suscita certaines interrogations. La petite église d’Orville, dédiée à Saint-Sulpice, natif de Vatan, délivra quelques secrets, comme la date de la construction de son porche et de sa chapelle seigneuriale. Enfin on s’attarda quelque peu sur le monument aux morts qui possède des caractéristiques propres à Orville, comme le nom de son maire gravé en gros caractère. Tout ce petit monde se retrouva à la salle des fêtes d’Orville, aimablement prêtée par la municipalité, pour le traditionnel verre de l’amitié, en présence de Monique Roger, le maire et Suzelle Buffaz, adjointe au maire. Une journée extrêmement agréable et un public ravi.

Avant le départ
Au moulin de Venet
Dans l'église d'Orville

Prochaine activité

La prochaine manifestation aura lieu le vendredi 27 octobre à 18 heure à la Villa Stivalis de Chabris :

Chanter le crime en Berry

Canards sanglants et complaintes tragiques...

Conférence-concert d’environ 1 h 30, comprenant des interventions parlées ou chantées et une abondante iconographie. J.F. HEINTZEN s’accompagne d’une vielle à roue.

La complainte criminelle est vraiment un genre à part : comment imaginer aujourd’hui que l’on puisse chanter les faits-divers les plus sordides? Dans quels buts ? Au nom de quels vils instincts ? Le Canard sanglant préfigure l’audio-visuel moderne : l’œil et l’oreille sont également mobilisés. Diffusé par les colporteurs, il n’use pas de coûteux moyens d’impression. La complainte utilise un air préexistant, un timbre, connu des auditeurs, indiqué par la mention rituelle : sur l’air de…