Mémoire de l'Indre
Mémoire de l'Indre

Moulin et four...

Une journée découverte a été organisée pour les enfants des écoles des Sorbiers et des Marronniers de Chabris. Ce sont 180 écoliers qui ont ainsi observé la fabrication de la farine, au moulin de la Grange appartenant à la famille Thibault, puis la cuisson des pains au four à pain de l’ancien couvent de Glatigny.

Le boulanger n’était autre qu’Anatole Nivet, exerçant à Ecueillé, profitant de son jour de fermeture pour refaire du pain à l’ancienne, aidé par un professionnel chabriot.

Le moulin de la Grange possède encore toute sa machinerie, ce qui en fait un des rares moulins à eau de l’Indre pouvant fonctionner. Les enfants ont ainsi pu entrevoir les trois niveaux du bâtiment, comprendre les différentes étapes de la transformation du blé en farine et apprécier la finesse de cette dernière.

A Glatigny, Anatole Nivet avait préparé différentes pâtes que les jeunes ont pu goûter et tenter de deviner les ingrédients, avant de dévorer de grandes tartines de pain pas encore refroidi.

Du blé au pain, la distance était assez courte pour associer dans un moment rare le moulin de la Grange et le four de Glatigny. Cette activité déjà effectuée dans le passé reste un enchantement pour ces jeunes écoliers qui gardent ce souvenir bien ancré dans leur mémoire. A l’heure où l’on veut supprimer les biefs des moulins, il faut coûte que coûte préserver ce patrimoine qui reste un formidable outil pédagogique.

Un grand merci aux enfants, aux enseignants, aux accompagnateurs, mais surtout aux familles Thibault et Nivet, aux bénévoles des associations et un remerciement un peu plus personnel, à notre ancien boulanger chabriot !

Anatole Nivet, le boulanger avec la classe de Thierry Groussin des Sorbiers

Prochaine activité

La prochaine manifestation aura lieu le vendredi 27 octobre à 18 heure à la Villa Stivalis de Chabris :

Chanter le crime en Berry

Canards sanglants et complaintes tragiques...

Conférence-concert d’environ 1 h 30, comprenant des interventions parlées ou chantées et une abondante iconographie. J.F. HEINTZEN s’accompagne d’une vielle à roue.

La complainte criminelle est vraiment un genre à part : comment imaginer aujourd’hui que l’on puisse chanter les faits-divers les plus sordides? Dans quels buts ? Au nom de quels vils instincts ? Le Canard sanglant préfigure l’audio-visuel moderne : l’œil et l’oreille sont également mobilisés. Diffusé par les colporteurs, il n’use pas de coûteux moyens d’impression. La complainte utilise un air préexistant, un timbre, connu des auditeurs, indiqué par la mention rituelle : sur l’air de…